Simulateur heures supplémentaires 2026 — Majoration, brut et net

Ce simulateur calcule la rémunération des heures supplémentaires d'un salarié à partir de son salaire mensuel brut, de sa durée hebdomadaire contractuelle et du nombre d'heures effectuées au-delà. Il détermine le taux horaire de base, applique les majorations légales de 25 % puis de 50 % et restitue le brut supplémentaire ainsi que le salaire brut total du mois.

Le mécanisme est posé par l'article L3121-36 du Code du travail : les huit premières heures supplémentaires de la semaine, c'est-à-dire celles de la 36e à la 43e heure, sont majorées de 25 % ; les heures suivantes le sont de 50 %. Un accord de branche ou d'entreprise peut abaisser le taux de la première tranche, sans jamais descendre en dessous de 10 %. Le simulateur permet de renseigner ce taux conventionnel.

Le calcul va jusqu'au net. Les heures supplémentaires bénéficient d'une réduction de cotisations salariales prévue par l'article L241-17 du Code de la sécurité sociale, puis d'une exonération d'impôt sur le revenu plafonnée annuellement au titre de l'article 81 quater du Code général des impôts. L'estimation obtenue reste indicative : le taux de réduction dépend du profil de cotisations du salarié et le plafond d'exonération est revalorisé périodiquement.

Concrètement, pour un salarié à 2 200 € brut sur 35 heures hebdomadaires, le taux horaire de base ressort à environ 14,51 €. Une heure majorée de 25 % est donc payée près de 18,14 € et une heure majorée de 50 % environ 21,76 € : cinq heures supplémentaires effectuées chaque semaine représentent alors près de 393 € de brut supplémentaire sur le mois, avant même l'effet favorable de la réduction de cotisations et de l'exonération d'impôt. Ces heures s'inscrivent aussi dans un contingent annuel fixé à 220 heures par salarié à défaut d'accord collectif contraire : au-delà de ce volume, chaque heure ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos, qui s'ajoute à la majoration financière.

Dernière mise à jour :4 septembre 2026v1.0

Contrat de travail et heures effectuées

Rémunération brute des heures supplémentaires

392,86 € / mois

21,67 h supplémentaires par mois, soit 15,2 % du salaire brut total

Taux horaire de base14,51 €
Taux majoré à 25 %18,13 €
Taux majoré à 50 %21,76 €
Heures à 25 % (par mois)21,67 h
Heures à 50 % (par mois)0 h
Salaire brut total du mois2 592,86 €
Net estimé des heures supplémentaires350,86 €
Économie d'impôt annuelle estimée463,14 €
Le taux horaire de base retenu est de 14,5055 €, obtenu en divisant le salaire brut par 151,67 h mensuelles (35 h × 52 ÷ 12). Pour un temps plein à 35 h, la durée mensuelle de référence est de 151,67 h.
À ce rythme, vous effectueriez 260 heures supplémentaires par an, au-delà du contingent annuel supplétif de 220 heures. Le dépassement ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos, sauf accord collectif fixant un contingent différent.

Décomposition du bulletin de paie du mois

Élément de paieHeuresMajorationTaux horaireMontant brut
Heures contractuelles (35 h par semaine)151,67 h14,5055 €2 200,00 €
Heures supplémentaires majorées (de la 36e à la 43e heure)21,67 h25 %18,1319 €392,86 €
Salaire brut total du mois173,33 h2 592,86 €

Du brut au net des heures supplémentaires

ÉtapePar moisPar an
Brut des heures supplémentaires392,86 €4 714,29 €
Cotisations salariales (22 %)− 86,43 €− 1 037,14 €
Réduction de cotisations salariales (11,31 %)+ 44,43 €+ 533,19 €
Net estimé avant impôt350,86 €4 210,33 €
Dont fraction exonérée d'impôt sur le revenu4 210,33 €
Dont fraction imposable0,00 €
Impôt dû sur la fraction imposable (11 %)− 0,00 €
Net estimé après impôt sur le revenu350,86 €4 210,33 €
Sans le dispositif d'exonération, le net mensuel des heures supplémentaires serait de 306,43 € au lieu de 350,86 €, et l'impôt sur le revenu s'appliquerait sur la totalité. Le gain cumulé est estimé à 996,32 € sur l'année.

Précisions sur l'estimation du net

Le taux de réduction de cotisations salariales retenu, 11.31 %, est une estimation. La réduction prévue par l'article L241-17 du Code de la sécurité sociale est en réalité égale à la somme des taux de cotisations d'assurance vieillesse et de retraite complémentaire réellement à la charge du salarié, et ne peut excéder le montant de ces cotisations. Elle varie donc selon le statut (cadre ou non cadre), le niveau de rémunération et la caisse de retraite complémentaire.
Le plafond annuel d'exonération d'impôt sur le revenu retenu ici est de 7 500 € de rémunération nette imposable. Ce plafond est revalorisé périodiquement par la loi de finances : vérifiez le montant en vigueur sur impots.gouv.fr avant de vous appuyer sur ce résultat pour une déclaration. Les heures supplémentaires exonérées d'impôt restent soumises à la CSG et à la CRDS, et demeurent prises en compte dans le revenu fiscal de référence.
Ce simulateur applique le régime supplétif du Code du travail. Une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir des taux de majoration différents (10 % au minimum), un contingent annuel propre, ou le remplacement du paiement par un repos compensateur équivalent. Reportez-vous à votre accord de branche pour un chiffre définitif.

Définitions des termes clés

Créé en · Mis à jour le

Heure supplémentaire
Heure de travail effectif accomplie au-delà de la durée légale de 35 heures par semaine, à la demande de l'employeur ou avec son accord implicite. Elle ouvre droit à une majoration de salaire ou à un repos compensateur équivalent.
Durée légale du travail
Durée hebdomadaire de référence fixée à 35 heures par l'article L3121-27 du Code du travail. Ce n'est pas un maximum : elle sert de seuil de déclenchement des majorations pour heures supplémentaires.
Taux horaire de base
Salaire mensuel brut divisé par la durée mensuelle de travail. Pour un temps plein à 35 heures, cette durée vaut 151,67 heures, soit 35 × 52 ÷ 12. C'est l'assiette sur laquelle s'applique la majoration.
Majoration de 25 % et de 50 %
Taux légaux fixés par l'article L3121-36 : 25 % pour les huit premières heures supplémentaires de la semaine, de la 36e à la 43e, puis 50 % au-delà. Un accord collectif peut abaisser ces taux jusqu'à 10 % minimum.
Contingent annuel
Volume d'heures supplémentaires qu'un salarié peut effectuer sans contrepartie obligatoire en repos. À défaut d'accord, il est fixé à 220 heures par an et par salarié (art. D3121-24).
Réduction de cotisations salariales
Allègement prévu par l'article L241-17 du Code de la sécurité sociale. Il correspond à la somme des taux de cotisations vieillesse et de retraite complémentaire supportés par le salarié, dans la limite de ces cotisations. Il augmente le net perçu sans réduire les droits acquis.
Exonération d'impôt sur le revenu
Dispositif de l'article 81 quater du CGI exonérant d'impôt la rémunération nette imposable des heures supplémentaires, dans la limite d'un plafond annuel revalorisé périodiquement. Les sommes exonérées restent soumises à la CSG et à la CRDS et comptent dans le revenu fiscal de référence.
Heure complémentaire
Heure effectuée par un salarié à temps partiel au-delà de son horaire contractuel mais sans atteindre 35 heures. Elle relève d'un régime distinct, avec une majoration de 10 % puis de 25 %, et n'est pas couverte par ce simulateur.

Formules de calcul des heures supplémentaires

Taux horaire de base : Taux horaire = Salaire mensuel brut ÷ (Durée hebdomadaire × 52 ÷ 12) Pour un temps plein à 35 h, le diviseur vaut 151,67 h par mois

Taux horaire majoré : Taux majoré = Taux horaire de base × (1 + Majoration ÷ 100) Majoration de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % au-delà (art. L3121-36)

Répartition hebdomadaire des heures : Heures à 25 % = MIN(Heures supplémentaires ; 8) — Heures à 50 % = MAX(0 ; Heures supplémentaires − 8) La répartition s'apprécie semaine par semaine, jamais sur le mois entier

Brut supplémentaire mensuel : Brut = (Heures à 25 % × Taux à 25 % + Heures à 50 % × Taux à 50 %) × 52 ÷ 12 Le coefficient 52 ÷ 12 convertit un volume hebdomadaire en volume mensuel

Net estimé des heures supplémentaires : Net ≈ Brut × (1 − Taux de cotisations + Taux de réduction) Réduction de cotisations salariales de l'art. L241-17 CSS, estimée à 11,31 % — variable selon le salarié

Économie d'impôt sur le revenu : Économie = MIN(Net annuel des heures supplémentaires ; Plafond annuel) × TMI Exonération de l'art. 81 quater du CGI, plafonnée en net imposable et revalorisée périodiquement

Heures supplémentaires — repères

  • Majoration des 8 premières heures supplémentaires25 % (de la 36e à la 43e heure)
  • Majoration au-delà de la 43e heure50 %
  • Taux horaire pour 2 200 € brut sur 35 h14,51 € de l'heure
  • Brut de 5 h supplémentaires par semaine à 25 %≈ 393 € par mois
  • Contingent annuel supplétif220 heures par salarié

Utilisez le simulateur ci-dessous pour un calcul personnalisé

Guide complet — Les heures supplémentaires en 2026

Comment utiliser ce simulateur

  1. Étape 1 : Saisissez votre salaire mensuel brut de base, hors primes et hors heures supplémentaires. Il figure en haut de votre bulletin de paie.
  2. Étape 2 : Indiquez la durée hebdomadaire prévue par votre contrat : 35 h dans le cas général, 39 h si votre contrat prévoit un horaire supérieur.
  3. Étape 3 : Choisissez la périodicité de saisie, puis renseignez le nombre d'heures supplémentaires effectuées par semaine ou par mois.
  4. Étape 4 : Vérifiez le taux de majoration de la première tranche. Laissez 25 % à défaut d'accord collectif, ou saisissez le taux prévu par votre convention.
  5. Étape 5 : Ajustez le taux de cotisations salariales et votre tranche marginale d'imposition pour affiner l'estimation du net et de l'économie d'impôt.

Comment se répartissent les majorations

  • Les majorations s'apprécient à la semaine, du lundi 0 h au dimanche 24 h sauf accord contraire, et jamais sur la moyenne du mois. Deux semaines à 4 heures supplémentaires ne se cumulent pas pour franchir le seuil de la 43e heure.
  • Les huit premières heures supplémentaires de la semaine, soit celles de la 36e à la 43e, sont majorées de 25 %.
  • Les heures suivantes, à partir de la 44e, sont majorées de 50 %.
  • Un accord de branche ou d'entreprise peut abaisser le taux de la première tranche, sans descendre en dessous de 10 %. Consultez votre convention collective avant de retenir un chiffre définitif.
  • Le paiement peut être remplacé par un repos compensateur équivalent, si un accord collectif le prévoit. Une heure majorée de 25 % ouvre alors droit à 1 h 15 de repos.

Le régime social et fiscal de faveur

  • Une réduction de cotisations salariales s'applique sur la rémunération des heures supplémentaires. Elle correspond aux cotisations d'assurance vieillesse et de retraite complémentaire à la charge du salarié, dans la limite du montant réellement dû : le net augmente sans que les droits à retraite diminuent.
  • Une exonération d'impôt sur le revenu s'applique à la rémunération nette imposable des heures supplémentaires, dans la limite d'un plafond annuel. Ce plafond est revalorisé périodiquement par la loi de finances.
  • La CSG et la CRDS restent dues sur la totalité, y compris la fraction exonérée d'impôt sur le revenu.
  • Les sommes exonérées entrent dans le revenu fiscal de référence : elles peuvent donc affecter l'éligibilité à certaines aides ou à certains dispositifs sous conditions de ressources.

Points de vigilance

  • Le contingent annuel est fixé à 220 heures par salarié à défaut d'accord. Au-delà, chaque heure ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos, en plus de la majoration.
  • Les durées maximales de travail s'imposent : 48 h sur une semaine isolée, 44 h en moyenne sur douze semaines consécutives, 10 h par jour.
  • Un contrat de 39 h comporte des heures supplémentaires structurelles : les heures de la 36e à la 39e doivent déjà être majorées dans le salaire contractuel. Ne les ressaisissez pas comme heures supplémentaires.
  • Les cadres au forfait jours ne relèvent pas de ce décompte horaire : leur temps de travail se mesure en jours travaillés sur l'année, avec un dispositif de rachat de jours de repos distinct.

En résumé

Pour un salaire de 2 200 € brut sur 35 heures, le taux horaire de base s'établit à environ 14,51 €. Une heure supplémentaire majorée de 25 % est donc payée près de 18,14 €, et une heure majorée de 50 % environ 21,76 €. Cinq heures supplémentaires par semaine représentent près de 393 € de brut par mois, auxquels s'ajoutent la réduction de cotisations salariales et l'exonération d'impôt sur le revenu : le gain net dépasse sensiblement le seul effet de la majoration.

FAQ

Comment calcule-t-on le taux horaire d'une heure supplémentaire ?
On part du taux horaire de base, égal au salaire mensuel brut divisé par la durée mensuelle de travail. Pour un temps plein à 35 heures, cette durée vaut 151,67 heures (35 × 52 ÷ 12). Pour 2 200 € brut, le taux horaire ressort à 14,51 €. On applique ensuite la majoration : 14,51 × 1,25 = 18,14 € pour une heure à 25 %, et 14,51 × 1,50 = 21,76 € pour une heure à 50 %.
Quelles sont les majorations légales des heures supplémentaires ?
L'article L3121-36 du Code du travail fixe deux taux : 25 % pour les huit premières heures supplémentaires de la semaine, c'est-à-dire celles de la 36e à la 43e heure, puis 50 % pour les heures suivantes. Un accord de branche ou d'entreprise peut prévoir un taux inférieur pour la première tranche, mais jamais en dessous de 10 %. À défaut d'accord, ce sont les taux de 25 % et 50 % qui s'appliquent.
Les majorations se calculent-elles sur la semaine ou sur le mois ?
Strictement sur la semaine civile, du lundi 0 h au dimanche 24 h sauf accord fixant une autre période. Le seuil de huit heures ne se cumule pas d'une semaine sur l'autre : quatre heures supplémentaires effectuées deux semaines de suite restent intégralement majorées à 25 %, alors que huit heures supplémentaires sur une seule semaine ouvrent aussi droit à 25 % mais épuisent la première tranche. Une saisie mensuelle dans ce simulateur est ramenée à une moyenne hebdomadaire, ce qui reste une approximation si votre charge de travail est très irrégulière.
Les heures supplémentaires sont-elles exonérées d'impôt sur le revenu ?
Oui, dans la limite d'un plafond annuel exprimé en rémunération nette imposable, au titre de l'article 81 quater du Code général des impôts. Ce plafond est revalorisé périodiquement par la loi de finances : vérifiez le montant en vigueur sur impots.gouv.fr. La fraction qui dépasse le plafond reste imposable au barème progressif. Attention, l'exonération porte sur l'impôt sur le revenu uniquement : la CSG et la CRDS restent dues sur la totalité, et les sommes exonérées comptent dans le revenu fiscal de référence.
Pourquoi le net d'une heure supplémentaire est-il plus élevé que celui d'une heure normale ?
Parce que deux avantages se cumulent. D'abord la majoration de salaire, de 25 % ou de 50 %. Ensuite une réduction de cotisations salariales prévue par l'article L241-17 du Code de la sécurité sociale, égale à la somme des taux de cotisations vieillesse et de retraite complémentaire à la charge du salarié, dans la limite du montant réellement dû. Le taux courant avoisine 11,31 %, mais il dépend du statut et du niveau de rémunération. Cette réduction ne diminue pas les droits à retraite acquis.
Combien d'heures supplémentaires peut-on effectuer par an ?
À défaut d'accord collectif, le contingent annuel est fixé à 220 heures par salarié (art. D3121-24 du Code du travail). Les heures effectuées au-delà restent licites mais ouvrent droit à une contrepartie obligatoire en repos, en plus de la majoration salariale. S'ajoutent des plafonds absolus de durée du travail : 48 heures sur une semaine isolée, 44 heures en moyenne sur douze semaines consécutives, et 10 heures par jour sauf dérogation.

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Sources & références