Simulateur Indemnité de Départ à la Retraite 2026

L'indemnité de départ à la retraite est due au salarié qui quitte l'entreprise pour faire liquider ses droits à pension. Son montant et son régime fiscal dépendent entièrement de qui prend l'initiative de la rupture : un départ volontaire décidé par le salarié relève d'un barème légal par paliers d'ancienneté (articles L1237-9 et D1237-1 du Code du travail), tandis qu'une mise à la retraite décidée par l'employeur ouvre droit à une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (article L1237-7).

En cas de départ volontaire, aucune indemnité légale n'est due avant 10 ans d'ancienneté. Le barème prévoit ensuite un demi-mois de salaire entre 10 et 15 ans, un mois entre 15 et 20 ans, un mois et demi entre 20 et 30 ans, et deux mois à partir de 30 ans. En cas de mise à la retraite, le calcul reprend celui de l'indemnité de licenciement : un quart de mois de salaire par année pour les dix premières années, puis un tiers de mois par année au-delà. Pour 25 ans d'ancienneté à 3 000 € brut, l'écart est considérable : 4 500 € en départ volontaire contre 22 500 € en mise à la retraite.

Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois, les primes et gratifications annuelles étant retenues au prorata. Le régime fiscal diverge lui aussi : l'indemnité de départ volontaire est imposable et soumise à cotisations dès le premier euro, alors que l'indemnité de mise à la retraite est exonérée d'impôt sur le revenu pour sa fraction légale ou conventionnelle et exonérée de cotisations sociales dans la limite de 2 PASS, l'employeur supportant en contrepartie une contribution spécifique. Votre convention collective peut toujours prévoir un montant plus favorable que le minimum légal.

La mise à la retraite ne peut pas être décidée par l'employeur à n'importe quel âge : avant que le salarié n'atteigne 70 ans, l'employeur doit l'interroger chaque année sur son intention de quitter volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension à taux plein, et seul un accord exprès de sa part permet une mise à la retraite anticipée. Ce n'est qu'à partir de 70 ans que l'employeur retrouve la faculté d'imposer le départ sans l'accord du salarié, ce qui explique pourquoi les mises à la retraite à l'initiative pure de l'employeur restent rares avant cet âge.

Dernière mise à jour :4 septembre 2026v1.0

Votre situation

Le salaire de référence légal est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois (primes et gratifications annuelles retenues au prorata). Saisissez ici la moyenne la plus avantageuse des deux.

Indemnité de départ à la retraite — Départ volontaire à la retraite

3 000 €

Soit 1 mois de salaire de référence pour 15 ans 0 mois d'ancienneté

Salaire de référence3 000 €
Ancienneté retenue15 ans
Fraction exonérée d'impôt0 €
Fraction imposable3 000 €
Base soumise à cotisations3 000 €
Net estimé après cotisations2 340 €
L'indemnité de départ volontaire à la retraite est intégralement imposable et soumise aux cotisations sociales ainsi qu'à la CSG-CRDS dès le premier euro. Seul un départ effectué dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi bénéficie d'une exonération.

Départ volontaire ou mise à la retraite : l'écart

SituationIndemnité bruteEn mois de salaireRégime fiscal et social
Départ volontaire (initiative du salarié)3 000 €1 moisImposable et soumise à cotisations dès le premier euro
Mise à la retraite (initiative de l'employeur)12 500 €4,17 moisExonérée d'impôt jusqu'à 5 PASS et de cotisations jusqu'à 2 PASS
Écart en faveur de la mise à la retraite9 500 €
À situation identique, la mise à la retraite décidée par l'employeur est presque toujours plus avantageuse : le montant brut est calculé sur l'indemnité légale de licenciement, et le régime fiscal est nettement plus favorable. Le salarié ne peut toutefois pas choisir : la mise à la retraite relève de la seule initiative de l'employeur et n'est possible qu'à partir d'un certain âge.

Barème légal du départ volontaire à la retraite

AnciennetéIndemnité légaleMontant pour 3 000 € de salaire
Moins de 10 ans d'ancienneté0 mois de salaire0 €
De 10 à moins de 15 ans0,5 mois de salaire1 500 €
De 15 à moins de 20 ans1 mois de salaire3 000 €
De 20 à moins de 30 ans1,5 mois de salaire4 500 €
30 ans et plus2 mois de salaire6 000 €

Détail du calcul retenu

Nature du départDépart volontaire à la retraite
Salaire brut mensuel de référence3 000 €
Ancienneté totale 15 ans 0 mois (15 années)
Palier du barème applicableDe 15 à moins de 20 ans → 1 mois
= Indemnité brute3 000 €
Fraction exonérée d'impôt sur le revenu0 €
Fraction imposable3 000 €
Fraction exonérée de cotisations sociales0 €
Base soumise à cotisations sociales3 000 €
= Net estimé après cotisations salariales (22 %)2 340 €

Points de vigilance

Le net affiché est une estimation : il applique un taux moyen de 22 % de cotisations salariales sur la seule fraction soumise à cotisations, et n'intègre pas l'impôt sur le revenu, dont le montant dépend du taux marginal du foyer. Le prélèvement à la source s'applique sur la fraction imposable.
Votre convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir une indemnité supérieure au minimum légal : c'est alors le montant le plus favorable qui s'applique. Vérifiez les dispositions de votre branche avant toute décision de départ.

Définitions des termes clés

Créé en · Mis à jour le

Départ volontaire à la retraite
Rupture du contrat de travail à l'initiative du salarié qui demande la liquidation de sa pension. Ouvre droit à une indemnité légale par paliers d'ancienneté à partir de 10 ans de présence dans l'entreprise (Code du travail, art. L1237-9 et D1237-1).
Mise à la retraite
Rupture décidée par l'employeur lorsque le salarié atteint l'âge permettant cette décision. Elle ouvre droit à une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (art. L1237-7) et bénéficie d'un régime fiscal et social plus favorable.
Barème par paliers
Grille légale du départ volontaire : rien avant 10 ans, 1/2 mois de salaire de 10 à moins de 15 ans, 1 mois de 15 à moins de 20 ans, 1,5 mois de 20 à moins de 30 ans, 2 mois à partir de 30 ans. Le montant ne progresse qu'au franchissement de chaque palier.
Salaire de référence
Base de calcul de l'indemnité : le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois de salaire brut, les primes et gratifications annuelles étant retenues au prorata de la période.
Indemnité légale de licenciement
Plancher applicable à la mise à la retraite : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà (art. L1234-9 et R1234-2).
PASS
Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, référence des plafonds d'exonération. L'exonération de cotisations sociales de l'indemnité de mise à la retraite est limitée à 2 PASS, l'exonération d'impôt sur le revenu à 5 PASS.
Contribution patronale spécifique
Contribution due par l'employeur sur les indemnités de mise à la retraite qu'il verse (Code de la sécurité sociale, art. L137-12). Elle est à sa charge exclusive et ne réduit pas le montant perçu par le salarié.

Formules de l'indemnité de départ à la retraite

Salaire de référence : Salaire de référence = max(Moyenne 12 derniers mois ; Moyenne 3 derniers mois) Primes et gratifications annuelles retenues au prorata dans la moyenne sur 3 mois

Départ volontaire — barème par paliers : Indemnité = Salaire de référence × Coefficient du palier Coefficient : 0 avant 10 ans | 0,5 de 10 à 15 ans | 1 de 15 à 20 ans | 1,5 de 20 à 30 ans | 2 à partir de 30 ans

Mise à la retraite (≤ 10 ans) : Indemnité = Salaire de référence × Ancienneté × 1/4 Reprise du calcul de l'indemnité légale de licenciement | Ancienneté proratisée au mois près

Mise à la retraite (> 10 ans) : Indemnité = (Salaire × 10 × 1/4) + (Salaire × (Ancienneté − 10) × 1/3) Ex : 25 ans × 3 000 € = 7 500 + 15 000 = 22 500 €, soit 7,5 mois de salaire

Écart entre les deux situations : Écart = Indemnité de mise à la retraite − Indemnité de départ volontaire Ex : 25 ans à 3 000 € → 22 500 − 4 500 = 18 000 € en faveur de la mise à la retraite

Exemples d'indemnité de départ à la retraite

  • Départ volontaire, 8 ans d'ancienneté, 2 500 €/mois0 € — aucune indemnité légale avant 10 ans d'ancienneté
  • Départ volontaire, 12 ans d'ancienneté, 2 500 €/mois1 250 € (0,5 mois de salaire), imposable
  • Départ volontaire, 25 ans d'ancienneté, 3 000 €/mois4 500 € (1,5 mois de salaire), imposable
  • Départ volontaire, 32 ans d'ancienneté, 3 500 €/mois7 000 € (2 mois de salaire), le maximum du barème légal
  • Mise à la retraite, 25 ans d'ancienneté, 3 000 €/mois22 500 € (7,5 mois), exonérés d'impôt sur le revenu

Utilisez le simulateur ci-dessous pour un calcul personnalisé

Guide complet — Indemnité de départ à la retraite 2026

Comment utiliser ce simulateur

  1. Étape 1 : Choisissez la nature du départ — départ volontaire à votre initiative, ou mise à la retraite décidée par votre employeur
  2. Étape 2 : Saisissez votre salaire brut mensuel de référence, c'est-à-dire la moyenne la plus favorable entre vos 12 derniers mois et vos 3 derniers mois de salaire
  3. Étape 3 : Indiquez votre ancienneté en années complètes et en mois : elle détermine le palier applicable en départ volontaire
  4. Étape 4 : Lisez l'indemnité brute, la fraction exonérée d'impôt et la base soumise à cotisations sociales
  5. Étape 5 : Comparez les deux situations dans le tableau récapitulatif pour mesurer l'écart entre départ volontaire et mise à la retraite

Départ volontaire : le barème légal par paliers

  • Moins de 10 ans : aucune indemnité légale n'est due, seule une convention collective ou un accord d'entreprise peut en prévoir une
  • De 10 à moins de 15 ans : un demi-mois de salaire de référence
  • De 15 à moins de 20 ans : un mois de salaire de référence
  • De 20 à moins de 30 ans : un mois et demi de salaire de référence
  • 30 ans et plus : deux mois de salaire de référence, plafond du barème légal
  • Effet de seuil : le montant ne progresse qu'au franchissement d'un palier. Partir quelques mois plus tard peut donc doubler l'indemnité

Mise à la retraite : le calcul de l'indemnité de licenciement

  • Principe : l'indemnité de mise à la retraite ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (Code du travail, art. L1237-7)
  • Dix premières années : un quart de mois de salaire de référence par année d'ancienneté
  • Au-delà de dix ans : un tiers de mois de salaire par année supplémentaire, qui se cumule avec la première tranche
  • Ancienneté incomplète : proratisée au mois près, contrairement au barème par paliers du départ volontaire
  • Initiative : la mise à la retraite relève de la seule décision de l'employeur et n'est possible qu'à partir d'un certain âge ; le salarié ne peut pas la réclamer

Régime fiscal et social : la vraie différence

  • Départ volontaire : l'indemnité est intégralement imposable à l'impôt sur le revenu et soumise aux cotisations sociales ainsi qu'à la CSG-CRDS dès le premier euro
  • Exception : le départ volontaire effectué dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi bénéficie d'une exonération
  • Mise à la retraite : la fraction correspondant à l'indemnité légale ou conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu, dans une limite globale exprimée en multiples du PASS
  • Cotisations sociales : l'exonération est plafonnée à 2 PASS ; au-delà, l'excédent est soumis à cotisations comme un salaire
  • Côté employeur : une contribution patronale spécifique est due sur les indemnités de mise à la retraite versées (art. L137-12 du Code de la sécurité sociale)
  • Étalement de l'impôt : la fraction imposable peut, sur option, bénéficier du système du quotient afin de limiter l'effet de progressivité du barème

Points à vérifier avant de partir

  • Convention collective : de nombreuses branches prévoient une indemnité de départ à la retraite supérieure au minimum légal. C'est toujours le montant le plus favorable qui s'applique
  • Préavis : le départ volontaire suppose de respecter un préavis identique à celui du licenciement, sauf disposition plus favorable
  • Congés payés : l'indemnité compensatrice de congés payés non pris s'ajoute à l'indemnité de départ
  • Liquidation de la pension : vérifiez votre nombre de trimestres avant de partir, une décote pouvant réduire durablement votre pension
  • Compte épargne temps : son solde peut être monétisé au moment du départ, avec son propre régime fiscal

FAQ

Quelle est la différence entre départ à la retraite et mise à la retraite ?
Le départ volontaire est décidé par le salarié qui souhaite liquider sa pension : il suit un barème légal par paliers d'ancienneté, et l'indemnité versée est imposable. La mise à la retraite est décidée par l'employeur lorsque le salarié atteint l'âge le permettant : elle ouvre droit à une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, nettement plus élevée, et bénéficie d'un régime fiscal et social plus favorable. Le salarié ne peut pas imposer une mise à la retraite : l'initiative appartient exclusivement à l'employeur.
Quel est le barème de l'indemnité de départ volontaire à la retraite ?
Le barème légal (Code du travail, articles L1237-9 et D1237-1) est le suivant : aucune indemnité avant 10 ans d'ancienneté, un demi-mois de salaire de 10 à moins de 15 ans, un mois de 15 à moins de 20 ans, un mois et demi de 20 à moins de 30 ans, et deux mois à partir de 30 ans d'ancienneté. Le montant ne progresse qu'au franchissement d'un palier : à 3 000 € de salaire de référence, partir à 14 ans et 11 mois donne 1 500 €, contre 3 000 € un mois plus tard.
Comment est calculée l'indemnité de mise à la retraite ?
Elle reprend le calcul de l'indemnité légale de licenciement : un quart de mois de salaire de référence par année d'ancienneté pour les dix premières années, puis un tiers de mois par année au-delà. Pour 25 ans d'ancienneté à 3 000 € brut : (3 000 × 10 × 1/4) + (3 000 × 15 × 1/3) = 7 500 + 15 000 = 22 500 €, soit 7,5 mois de salaire. À situation identique, un départ volontaire n'aurait donné que 4 500 €, soit 1,5 mois.
Quel salaire de référence faut-il retenir ?
Le salaire de référence est le plus favorable entre deux calculs : la moyenne des salaires bruts des 12 derniers mois précédant le départ, et la moyenne des 3 derniers mois. Dans la seconde formule, les primes et gratifications annuelles ou exceptionnelles ne sont retenues qu'au prorata de la période de trois mois, afin d'éviter qu'un versement ponctuel ne gonfle artificiellement la moyenne. Si l'ancienneté est inférieure à un an, la moyenne est calculée sur la durée de présence effective.
L'indemnité de départ à la retraite est-elle imposable ?
Cela dépend de la nature du départ. En cas de départ volontaire hors plan de sauvegarde de l'emploi, l'indemnité est intégralement imposable à l'impôt sur le revenu et soumise aux cotisations sociales ainsi qu'à la CSG-CRDS dès le premier euro. En cas de mise à la retraite, la fraction correspondant à l'indemnité légale ou conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu, et l'exonération de cotisations de sécurité sociale s'applique dans la limite de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Ces exonérations sont encadrées par des plafonds exprimés en multiples du PASS : vérifiez les montants en vigueur l'année de votre départ.
Ma convention collective peut-elle prévoir mieux que le barème légal ?
Oui, et c'est fréquent. De nombreuses conventions collectives prévoient une indemnité de départ à la retraite supérieure au minimum légal, parfois dès la première année d'ancienneté ou avec des coefficients plus élevés. En vertu du principe de faveur, c'est toujours le montant le plus avantageux pour le salarié qui s'applique. Consultez le texte de votre branche sur legifrance.gouv.fr ou demandez-le à vos représentants du personnel avant d'arrêter votre décision de départ.

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Sources & références